01.01.2007

Nouvelle année, nouveau blog !

Et oui y'a déjà plus de place sur celui-ci... c'est que j'en ai des choses à raconter !!

Alors rendez-vous sur :

http://nolenguyane2.hautetfort.com

22.12.2006

Noël au balcon

! EN CHANTIER !

ATTENTION ACCROCHEZ-VOUS ! Si vous commencez et lisez jusqu'au bout vous risquez d'y passer un petit moment !!

22 décembre... Et si on allait passer les fêtes de fin d'année au soleil ?

Hop direction la capitale du Surinam : Paramaribo.

medium_Paramaribo_-_23_24_dec_06_2_.JPGPour y accéder, pas 36 solutions : on roule jusqu'à Saint Lo' puis on laisse la voiture (là ça craint un peu, heureusement un ami de Gary a proposé de la garer devant chez lui) pour embarquer dans une pirogue jusqu'à Albina. Jusque là rien de neuf, on a déjà fait !

 

medium_Paramaribo_-_23_24_dec_06_6_.JPGAlbina. A peine la barque accostée que des nuées de taximen nous assaillent et tentent de s'emparer de nos sacs pour emporter la course. Notre choix est fait. Dans la bagarre nous en oublions de faire tamponner nos visas à la douane. Le taxi file sur la piste défoncée menant à Paramaribo. La route est par moment en très mauvais état, de gros nids de poule surgissent brusquement au milieu de celle-ci aux moments où l'on s'y attend le moins. La visibilité est mauvaise car la piste tourne et les arbres de la forêt nous entourant masquent la vue. Nous serrons les fesses. Notre taximan roule relativement doucement pour un surinamais (moyenne à 120 quand même !) mais c'est loin d'être le cas de tout le monde et certains n'hésitent pas à rouler au milieu de la route... Aïe aïe aïe vivement l'arrivée !

 

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Justement la voilà: Paramaribo la grande ! Le taxi s'engage sur le grand pont qui mène à la ville. C'est une grosse ville comme on en trouve en métropole, Cayenne fait bien pâle figure à côté.

 

 

 

medium_Paramaribo_-_23_24_dec_06_28_.JPGmedium_Paramaribo_-_23_24_dec_06_25_.JPGLa ville grouille de monde. C'est une ville grouillante. Dans tous les coins, des voitures, des gens s'affairant, de la musique à fond les manettes... L'hôtel où nous avions réservé ne peut évidemment pas nous accueillir... il fallait s'y attendre. medium_Paramaribo_-_23_24_dec_06_9_.JPGQu'à cela ne tienne, notre taxi nous dégotte une énorme chambre dans un autre boui-boui au-dessus d'un Casino. La soirée passera donc vite entre la recherche de l'hôtel, les appels (in english) à l'aéroport pour savoir les disponibilités sur les différents vols) et la visite aux QG des douanes pour pouvoir faire tamponner nos visas sans quoi nous risquons de ne pas pouvoir prendre l'avion.

 

medium_Paramaribo_-_23_24_dec_06_7_.JPGAprès une bonne nuit de sommeil (la route a été longue hier : 2h pour rejoindre St Lo' puis 3 pour faire la piste Albina-Paramaribo), nous sommes d'attaque pour partir à la découverte de cette grosse ruche grouillante. Paramaribo est une ville très cosmopolite et très commerçante mais relativement sale. De beaux bâtiments la parsèment. Les églises font face aux mosquées. De somptueuses demeures côtoient des cahutes de métal et de bois. On y rencontre beaucoup d'indiens et de noirs-marrons (bush pour la plupart).

 

medium_Paramaribo_-_23_24_dec_06_35_.JPGC'est le moment aussi pour faire un peu de shopping car les prix n'ont absolument rien à voir avec ce que l'on peut trouver en Guyane française. Bien sûr la qualité est plus que douteuse, tous les articles de marque sont des contrefaçons... Je cherche un pantalon pour remplacer mon vieux jean. Les prix ne sont certes pas chers mais les coupes ne sont pas non plus celles que l'on trouve chez nous... Impossible de trouver un jean à ma taille, la taille justement est toujours trop large et de toutes façons les coupes et les couleurs ne me plaisent pas. Je ne rentrerai pas pour autant bredouille car j'ai trouvé tongues, casquettes, T-shirts medium_paramaribo_-_23_24_dec_06_38bis_.jpg(heureusement car on est parti avec 3 fois rien dans les sacs comptant les remplir ici) et même un attache-clés autour du cou (bien sûr c'est un peu tard maintenant que j'ai perdu toutes les clés mais ça me servira pour les prochaines... eh oui juste avant de partir en vacances il a fallu que je perde toutes mes clés : maison, vélo, boulot !). Et puis on s'est métamorphosé... pour se fondre dans la faune locale, réussi ??

La nuit suivante fut courte : 3h. Sony (notre taximan) est censé nous attendre en bas de l'hôtel pour nous mener à l'aéroport où nous tenterons d'acheter les fameux billets pour les Caraïbes. Ce n'est pas encore gagné... 3h30 Sony n'est toujours pas là. Un taximan haïtien nous aborde. Tant pis pour Sony on grimpe dans son carosse. J'avais eu Sony la veille au soir au téléphone et il n'était pas chaud pour partir si tôt sachant que l'avion décollait vers 7h... il a raison, certes, mais c'est l'aéroport (enfin je ne sais pas trop qui j'ai eu car on m'a fait passer de numéro en numéro) qui a conseillé de venir dès l'ouverture pour avoir une chance de se procurer les billets. Alors on n'attend pas, on y va... on les veut nos vacances au soleil !!

4h nous y sommes. L'aéroport est... fermé. Evidemment. Une heure d'attente. Notre taxi est très sympa il a accepté d'attendre d'être sûr que nous ayons nos places pour repartir. Il va s'installer pour roupiller dans sa voiture. Nous nous installons sur les bancs dehors, l'attente commence.

medium_100_5472_2_.JPGLes portes ouvrent enfin. Personne derrière les guichets. L'aéroport est petit. Les gens commencent à arriver. Nous nous plaçons en tête de file. Enfin des hôtesses arrivent. Nous leur expliquons que nous n'avons pas de billets. Au bout d'un bon moment une responsable vient à notre rencontre. Elle nous dit qu'il n'y a pas de problème. Ouf ça y est c'est bon à nous les îles !!!!

Et bien pas encore tout à fait, non non. Passage de douane. Au QG à Paramaribo les douaniers nous avaient affirmé que leurs collègues nous tamponneraient les visas sur place sans problème. Nico et son père passent comme des fleurs. Arrivés au tour d'Elo et moi, le guichet ferme... On se dirige vers le guichet d'à côté et là, oh surprise, on ne passe pas. Pas de visa d'entrée dans le pays, nous sommes en infraction. On leur explique que l'on s'est spontanément rendus aux douanes de Paramaribo en nous apercevant de notre oubli et qu'ils nous avaient assuré que cela ne poserait pas de problème. Le douanier nous dit de patienter. Quand tout le monde fut passé il partit nous laissant là en plan. L'avion ne va pas tarder à décoller. Qu'est-ce qu'il fabrique ?? Ah le voilà accompagné d'un autre. Rééxplication de notre histoire. Ré attente. Nico qui n'avait pas vu qu'on était resté coincé vient nous voir. Nous faisons un pas dans sa direction. STOOOOOOP. Une douanière, l'air mauvaise, nous interpelle. Nous retournons sagement derrière notre ligne.

medium_100_5458.JPGEnfin un douanier nous dit de le suivre. Nous passons dans une petite pièce. La douanière revêche nous prend pour des débiles : "vous êtes allées où à Paramaribo ? les gens à qui vous avez parlé ils portaient le même uniforme que moi ?" en pointant son doigt sur ses galons. Allez prend nous pour des débiles en plus, non on est allé au casino et on a pris les grooms pour des douaniers !!! Bref, là elle nous demande d'ouvrir nos sacs, balance d'un geste brusque ce qui ne lui plait pas et finalement nous laisse passer en nous disant que l'on a intérêt de se manier si on veut monter !! Sans nous retourner nous traçons, pas question de louper l'avion pour cette abrutie.

Ca y est nous volons.... aaaaaaaaaaaaaaaahhhhh quel bonheur. Jusqu'au dernier moment c'était pas sûr mais là nous y sommes, maintenant à nous les vacances ! Enfin ça c'est ce que l'on croyait à ce moment-là car nous n'étions pas encore au bout de nos surprises.... oooooh non loin de là !!

 

medium_Trinidad_-_24_25_dec_06_3_.JPGPort of Spain, atterrissage imminent "fasten your seat belt" ! Ca y est nous y sommes : Trinidad et Tobago, les Caraïbes ! Bon c'est pas tout ça mais il s'agit maintenant de passer à l'étape suivante : rejoindre Tobago. Office de tourisme. Nous demandons où nous devons nous rendre pour prendre le bateau reliant les deux îles. Ah mais c'est noël tout est "booked up", impossible de trouver une place sur un bateau et pas non plus sur au moins ceux des deux jours suivants. Qu'à cela ne tienne on partira par la voie des airs. Ah mais pour l'avion c'est râpé aussi pour aujourd'hui, plus une seule place. Il faudra attendre le vol de 18h le lendemain !!! Bon ben pas le choix alors. Nous fonçons à la compagnie aérienne réserver nos places.

medium_Trinidad_-_24_25_dec_06_5_.JPGPuis nous retournons à l'OT. Il faut du coup trouver un hébergement jusqu'à demain à Trinidad. Les deux employés sont vraiment très accueillants et d'une gentillesse... incroyable. Roger, l'un des employés, se charge de nous réserver chez une de ses connaissances deux chambres. Puis il nous explique que lui aussi part passer quelques jours là-bas en fin de semaine. Il essaie de nous réserver des chambres dans la même guest house que lui. Malheureusement c'est complet mais on lui indique une autre juste en face. Ok ça marche et pour pas cher en plus. Tout est arrangé. A chaque fois on viendra nous chercher et on nous reconduire à l'aéroport. Alors là chapeau, vive les Caraïbes.

C'est vrai tous les gens que l'on rencontre nous saluent, discutent et sont prêts à nous aider, c'est incroyable et tellement agréable.

 

medium_Caraibes_Noel_2006_Elo_4_.JPGmedium_Trinidad_-_24_25_dec_06_6_.JPGNous passerons donc notre réveillon dans l'"Hacienda Dominique" une très jolie maison dans la campagne de Trinidad. Les propriétaires sont très gentils. C'est le mari qui est venu nous chercher à l'aéroport affublé d'un joli bonnet rouge de père-noël. Un verre de bienvenue nous est aussitôt offert (oranges pressées directement cueillies dans le jardin et gâteau maison traditionnel de noël... succulent. Merry Christmas !

 

medium_Trinidad_-_24_25_dec_06_15_.JPGmedium_Trinidad_-_24_25_dec_06_14_.2.JPGNous profiterons aussi de ce court séjour pour visiter Port of Spain avec la propriétaire de la guest house. Quand nous partons le lendemain leur petite fille se met brusquement à pleurer et ne veut pas que nous repartions. Mais nous avons les plages qui nous attendent et nous languissons d'enfin en profiter. Au revoir tout le monde et merci pour tout. Quelle hospitalité !

 

 

medium_Tobago_25_au_30_dec_06_11_.JPGTobago. Cette fois notre "guest" est Anthony. Il vient aussi nous chercher à l'aéroport. Lui aussi avait prévu l'apéro de bienvenue. Dans le frigo nous attendaient des "Carib" bières du coin. Il est lui aussi très sympa, il restera discuter un bon moment avec nous avant de repartir chez lui, nous parlant de son île, de ce qu'il y a à y faire, des coins à voir et de la musique. Nous convenons d'aller à une "party" avec lui le lendemain soir.

 

medium_Tobago_25_au_30_dec_06_79_.JPGLe soir, les maisons sont toutes illuminés. Ici aussi c'est noël, et il y a... eh oui des bonshommes de neige !!!

 

 

 

 

medium_Tobago_25_au_30_dec_06_7_.JPGmedium_Caraibes_Noel_2006_Elo_34_.JPGNous commençons par Store Bay, jolie petite plage non loin de la guest house. L'eau est chaude est limpide, qu'il est bon s'y baigner !

 

 

 

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Puis se sera Pigeon Point et sa longue grève de sable fin.medium_P1010757_1_.JPG

 

 

 

 

 

medium_Tobago_25_au_30_dec_06_2_.JPGLes maisons sont aussi très jolies. Il y a les belles maisons en pierre, blanches et colorées comme celle que nous occupons et puis les cabanes en bois et en tôles de toutes les couleurs d'où s'échappent plein de musique calypso, soca... Les gens sont très accueillants et nous saluent toujours. On trouve des vieux rastas avec leurs drèdes et leurs barbiches tressées, d'autres, plus jeunes, se reposent dans des brouettes à l'ombre des arbres... La vie y a l'air douce et paisible !

 

 

 

medium_Tobago_25_au_30_dec_06_69_.JPGmedium_P1010785.JPGmedium_Tobago_25_au_30_dec_06_54_.JPGNous louons des vélos. La partie de l'île sur laquelle nous nous trouvons est relativement plate mais au bout d'une quinzaine de kilomètres les choses se gâtent. De véritables montagnes russes aux pentes redoutables ! Ces montées auront force de nous et nous renoncerons à atteindre la "waterfall" visée pour profiter de l'eau d'une magnifique plage de sable sur laquelle de belles vagues viennent se briser. J'en garde d'ailleurs quelques traces sur l'épaule quand l'une d'entre elle m'a plaqué dans le sable après l'avoir surfé.

 

medium_P1010840.JPGmedium_P1010836.JPGmedium_P1010823.JPGmedium_P1010819_2_.JPGLendemain. Anthony est de repos. Il nous propose donc une petite virée en bateau sur Buccoo reef pour aller voir la barrière de corail et ses habitants (plein de poissons multicolores plus ou moins gros qui nagent à quelques centimètres de nous, même moi qui ne suis pas très poisson je m'y trouve bien et je prends plaisir à les suivre et les observer) puis une petite baignade dans ce qu'ils appellent là-bas la piscine : un banc de sable au large près de la barrière où l'eau est d'une clarté.... quel bonheur !medium_P1010893.JPGmedium_P1010878_2_.JPG

 

 

 

 

 

medium_Tobago_25_au_30_dec_06_97_.JPGmedium_Tobago_25_au_30_dec_06_98_.JPGBien sûr nous ne sommes pas restés sur notre faim pour faire le grand tour de l'île. Cette fois nous louons une voiture. La côté atlantique est beaucoup plus tourmentée que la caribéenne et magnifique elle aussi.

 

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medium_Tobago_25_au_30_dec_06_104_.JPGmedium_P1010945.JPGmedium_Tobago_25_au_30_dec_06_117_.JPGmedium_Tobago_25_au_30_dec_06_118_.JPGmedium_P1010950.JPGL'intérieur de l'île ressemble à notre chère forêt guyanaise !

 

 

 

 

medium_Tobago_25_au_30_dec_06_61_.JPGmedium_P1010774.JPGVoilà farniente, vélo, détente, rencontres... beau programme de vacances mais bien vite il a fallu repartir.medium_P1010866_2_.JPG

 

 

 

 

 

medium_P1010959_2_.JPGLe dernier jour nous avions des voisins venus de Trinidad, des étudiants venus passer le we. Et puis Roger, le gars de l'office de tourisme est aussi arrivé. Il a fallu dire au revoir à tout le monde, Anthony nous a mené à l'aéroport et quelques minutes à peine après nous avoir dit au revoir, nous avons vu réapparaître l'ami Roger, venu nous saluer une dernière fois. Ah sacré Roger même en vacances il ne peut pas s'empêcher de venir au secours des touristes de passage !

 

 

Bon, là, vous vous dîtes ça y est elle n'a plus rien à raconter après tout ça. Ils rentrèrent dans l'avion et retournèrent tranquillement à Kourou.... Eh bien détrompez-vous.... C'est là que les choses se corsèrent...

medium_Tobago_25_au_30_dec_06_139_.JPGPremier avion Trinidad-Tobago. Pas de soucis. Seul hic celui de 18h étant complet il a fallu avancer notre départ et prendre celui de 15h, notre correspondance étant prévue pour 23h environ. Ce qui laissait présager une longue attente...

 

 

 

"Vol inexistant. Oui vous avez bien compris le vol dont vous me parlez n'existe pas. L'horaire a été changé en novembre. Il partait à 16h" !!! Hein ? Mais on a acheté nos billets la semaine dernière ! "Ah bon laissez moi voir. Passeport. Non non vous n'étiez pas réservé sur le vol de 16h, vous n'aviez pas fait la confirmation ?" Hein quelle confirmation ?? "Et bien oui vous deviez confirmer votre réservation 3 jours avant". Mais personne ne nous en a informé ? D'habitude quand on a un billet on n'a pas besoin de confirmer !! Et bien si. "Je ne peux rien faire pour vous il fallait confirmer". Comment ça ??? "Nous allons faire une confirmation sur un autre vol. Tuesday." Quoi ? Ai-je bien entendu ?? Tuesday ? Je jette un regard à mes compagnons d'infortune. Oui c'est bien ça mardi. Mais c'est impossible. SI pas avant mardi. Mais y'a pas d'autres vols avant ? Il faut 3 jours pour réserver. Non mais là on rêve, vous nous faites une réservation sur un vol annulé depuis novembre et maintenant vous nous faites rester jusqu'à mardi mais c'est un comble !!! En plus on n'a plus un radis. "Bon écoutez je vais voir ce que je peux faire. Un long moment plus tard le voilà qui réapparaît ok je vous ai trouvé un vol demain à 22h. Il restait 4 places. Nous sommes chanceux ce soir, vraiment chanceux" !!! (phrase importante quand vous lirez la suite). "Vraiment j'ai fait de mon mieux je ne peux rien faire de plus à mon niveau. Débrouillez vous avec Surinam Airways de Paramaribo c'est eux qui ont commis l'erreur".

medium_P1010964.JPGEn attendant on se retrouve planté là comme des imbéciles. Et vu comme ils sont fiables ceux là vaut mieux ne pas compter dessus pour se faire rembourser quoi que se soit ! Et moi qui venait juste de changer mes derniers US TT ! Vraiment on n'a plus un centime... L'OT est toujours ouverte, nous entrons. Ce soir évidemment ce n'est pas Roger qui est là, lui il est toujours à Tobago en train de s'amuser le chanceux ! Sa collègue est vraiment gentille. Elle est restée après la fermeture pour nous permettre de passer quelques coups de fil, infructueux encore une fois. Comme la seule solution qui nous restait était de dormir à l'aéroport et de faire diet elle s'est approchée de nous, a dit c'est noël en ce moment, tenez prenez ce cadeau et nous a tendu au moins 200 titi (équivalent de nos francs d'avant) de sa poche. Evidemment nous avons refusé. Mais encore une fois nous ne sommes pas revenus de la gentillesse de ces gens !

medium_Trinidad_30_31_dec_06_12_.JPGmedium_trinidad_30_31_dec_06_5bis_.3.jpgNous avons donc passé la nuit à zoner et à squatter dans l'aéroport. Merci les contes guyanais, Douce nuit, les mots écrasés d'Elo et les balles à Nico. Le lendemain pareil. Pas question de prendre un taxi, trop cher car l'aéroport est excentré. Alors on squatte au KFC ou plutôt au "Chicken's Church", on n'en peut plus de leur cuisine graisseuse et ultra "spicy" mais pas le choix si on veut manger et puis manger ça occupe. Parce que y'a même pas de magazines intéressants et encore moins de "mots écrasés" accessibles pour nous, pauvres français.

 

medium_P1010971.JPGBref après 30 h d'attente, des milliers de pas, des centaines d'explications plus ou moins précises en anglais, un premier fêtage de bonne année heure métropole, notre vol est annoncé ou plutôt non, on s'aperçoit que l'enregistrement commence (car évidemment aucun des panneaux n'annonçaient notre vol).

Enregistrement : Ok

Passage premier barrage : Ok

Serait-ce la fin du calvaire ?

medium_100_5469_2_.JPGSTOOP ! Vous n'avez pas payé la taxe. Hein quelle taxe ??? C'est quoi encore ces histoires. On n'a plus d'argent. On va pas encore une fois re-retirer pour se re-refaire taxer. On réexplique notre cas, on leur dit qu'on attend depuis 30 h à cause d'une erreur de la compagnie aérienne et qu'on a dû dormir là, sans manger... (même si on a retiré pour pouvoir manger quand même !). Le gars nous explique que c'est une taxe obligatoire pour la sécurité pour sortir du territoire et nous montre qu'elle ne figure pas dans le prix du billet d'avion. Il s'étonne que personne ne nous ait mis au courant et finit par nous suggérer de retourner à la compagnie pour faire une réclamation car lui ne pouvait rien faire. Nous devions payer de toutes façons sinon on ne pouvait pas passer.

Nous nous perdons dans les dédales des différents postes de contrôle et salles d'attente puis nous retrouvons la salle d'arrivée des bagages, nous repassons toutes les barrières de contrôle à l'envers et de nouveau on nous fait attendre et là on apprend que la Surinam Airways n'est pas là ce soir. Mais alors, sur quelle compagnie va t'on voler là ??? Pourtant, en plus, le gars de la Surinam avait promis qu'il serait là ce soir pour nous accueillir... rien d'étonnant en somme. Bon c'est une compagnie caribéenne. Comme tous les gens d'ici, ils ont été super et nous ont payé la taxe ! Il a encore fallu attendre mais on a enfin obtenu quelque chose. Ca y est c'est la nouvelle année en Guyane !

Nous repassons les barrières, acquittons notre taxe, dernière barrière... Bip bip bip vous transportez des liquides ? Oui. Ouvrez vos sacs. Bouteille d'eau. Ok. Carib. hu hu. Il les met de côté m'explique un truc pas clair je comprends que quelqu'un va venir mais je ne sais pas trop quoi faire. Il est bientôt minuit, bientôt nous serons en 2007.

En fait le gars appelé à un visage bien sympathique (ça change!), il prend les bières et je le suis. Il a l'air de chercher un truc qu'il ne trouve pas. Je m'installe dans la salle d'attente avec les autres en attendant. Le voilà qui revient me voir. Il me prend à part, me dit qu'en fait je dois les replanquer dans mon sac sans le dire à personne. Il me fait asseoir, retourne furtivement rechercher le sac dans lequel se trouve les bières et revient s'installer à côté de moi. Je prends la bière et la remet dans mon sac. Surtout ne rien dire. Cadeau de sa part pour la nouvelle année. Happy new year ! Décidément c'est du grand n'importe quoi ce soir ! :)

Changement de salle au dernier moment.

Nous montons enfin dans l'avion. Minuit. Happy new year !

Nous étions "so lucky" soit disant selon le gars de la Surinam d'avoir des places pour aujourd'hui.... et bien nous étions une dizaine dans l'avion, autant dire vide !!! On aurait pu tous avoir au moins trois sièges pour s'allonger, au moins !!

medium_100_5451.JPGAtterrissage enfin au surinam. Dernier barrage de douane. Et là paf c'était trop beau. Vos visas. Pas valables. Vous avez des "singles" vous ne pouvez pas rerentrer une deuxième fois sur le territoire il faut maintenant en acheter un autre. Pour l'acheter? Aller à Paramaribo. Mais les bureaux sont fermés jusqu'à mardi !!!! Cauchemar ? on réexplique qu'on en a marre, que ça fait plus de 30 heures qu'on attend et qu'on n'a plus d'argent, qu'en plus maintenant, comme il est 3h du mat, y'aura plus de taxi pour nous car ils vont croire que tout le monde est sorti de l'avion...

Un supérieur arrive, nous fait signe de le suivre. Nous nous retrouvons une fois de plus dans une petite salle miteuse à rendre des comptes. Vous allez où ? A Albina. Dès ce soir ? Vous ne restez pas dormir sur le territoire ? Le gars finit par dire : bon ok c'est la nouvelle année, décidément !, alors ok on ferme les yeux pour cette fois-ci (il fait une photocopie de nos passeports, ça y est nous sommes fichés !) il ne faut surtout pas qu'on passe par les douanes à Albina. Et ne pas dire qu'on a vu avec lui. On croit que c'est finit qu'il nous a fait un cadeau. medium_100_5461_3bi_.JPGAttention on se méfie, maintenant on n'est plus aux Caraïbes, c'est un surinamien. Et oui la suite ne nous étonnera pas, il réclamait de l'argent en échange de son silence ou quelque chose  à boire, on répète qu'on n'a plus rien même pas de quoi payer correctement le taxi et la pirogue, alors je pense à mes Caribs et demande au gars si  de la bière lui ferait plaisir, il me répond que de toutes façons tout est fermé ce soir et qu'il désirait plutôt une bouteille de whisky ou quelque chose dans le genre !! Bé bien sûr je crois quoi, moi, avec des gros corrompus comme lui la bière c'est de la gnognotte ! Nous nous résignons alors, seule solution, à lui lâcher un billet de 20 (ah l'histoire de mes fameuses bouteilles de Carib, j'espère que Jé et Antho sauront les apprécier à leur juste valeur :) ) .

Franchement et dire que chaque jour des milliers de clandestins traversent les frontières de ce foutu pays et que nous qui voulons bien faire les choses (trop honnêtes) on arrive encore à nous faire des histoires et nous taxer une fois de plus !!

A la sortie de l'aéroport quelques taxis étaient toujours là.
On demande les prix. Exorbitant par rapport aux tarifs habituels. Impossible de se rendre directement à Albina. Finalement on en trouve un qui veut bien nous emmener pour pas trop cher jusqu'à Paramaribo et là soit nous déposer à une station bus mais pas sûr qu'ils circuleront un 1er janvier et de toutes façons il est 4h du mat donc faudra au moins attendre jusqu'à 7 ou 8 h dans la rue... et Paramaribo ça craint. Ou alors il accepte pour 1€ d'appeler le taximan haïtien qui nous avait pris à l'aller à la place de Sony à Paramaribo. C'est ce sur quoi nous tombons d'accord. En route il téléphona à l'haïtien qui accepta notre tarif. Nous voyons la frontière se rapprocher. Accident. Aïe et nous qui allons prendre la route...

medium_Paramaribo_-_23_24_dec_06_4_.JPGOn saute dans la voiture de l'haïtien. Mais il faut qu'il fasse le plein avant de partir car il n'a pas assez d'essence pour aller jusqu'à Albina et pas de station sur la piste.

Et là de nouveau... horreur. On tourne dans tout Paramaribo et pas de station ouverte. Aucune. Pas une. Nous sommes coincés.

Il appelle ses potes, il nous cherche un autre taxi on se fait accoster par des gars douteux.... Finalement, vers 8h, il trouve un ami qui peut nous emmener, et à nos tarifs car tous les autres ont gonflé les leurs car ont vu qu'on dépendait d'eux car pas de fuel. On change de voiture.

On s'arrange avec eux deux pour le partage de l'argent. Et on part enfin. On trouve une station qui, entre temps, a ouvert, ah ben voilà suffisait d'attendre !!! Bon maintenant qu'on est avec lui on va aller à Albina avec lui. On espère qu'il ne conduira pas comme un dingue. Dans ma tête je pense que c'est tant mieux en fait qu'on n'est pas pris la route plus tôt le matin avec tous ceux qui ont picolé pour le jour de l'an c'était peu prudent, là au moins on ne devrait plus croiser les bourrés au volant. Notre chauffeur a fait la fête et même s'il affirme avoir dormi et s'être couché à 10h  on voit que ce n'est pas trop le cas. Il roule vite, très vite. Je prétends être malade en voiture pour le faire ralentir mais ça ne dure jamais longtemps, Elo voyant ses yeux se fermer de temps en temps essaie de parler de tout et de rien pour le tenir en éveil. Folklo une fois de plus.

Nous arrivons à Albina. Là les piroguiers se jettent sur le coffre de la voiture et s'emparent de nos sacs. On saute à notre tour pour les récupérer et leur dire que nous on n'a que 3€ par personne pas plus. Un nous dit ok. Allez on monte avec des amérindiens. Il les amène à leur village on se demande s'il a bien compris où on allait. On ne sait plus quelle langue parler : anglais, français, créole... il laisse les amérindiens et repart avec nous et là paf le moteur touche. Il crachote fait un bruit bizarre et semble ne plus avoir de puissance; Ah non, allez, on ne va pas maintenant rester en rade sur une pirogue ! non ouf il repart. Nous débarquons et retrouvons la voiture. Ouf après une rapide inspection on constate qu'elle n'a rien. Nico prend le volant et après sa nuit blanche et ses 30 heures d'errance à l'aéroport se lance à la poursuite des kilomètres nous séparant encore de Kourou.

Voilà nous y sommes, rien n'a bougé. Jérôme est à la maison. La matoutou aussi !

Fin du périple.

Les vacances nous semblent si loin, loin, LOINNNNNNNNNNNNN déjà....

12.12.2006

Une nouvelle coloc !

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La MATOUTOU !!

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